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Les voitures autonomes peuvent-elles être 100% sûres ?

voiture connectée en 2017

D’ici quelques années, les voitures autonomes devraient être la norme. Mais comment s’assurer que les conditions de sécurité sont respectées ? Face à un enjeu de poids, idées et solutions se multiplient. 

google car waymo, voiture autonome

Dans un futur bien plus proche qu’on pourrait le penser, les voitures n’auront souvent plus de conducteur derrière le volant. Comme le montrent les derniers salon automobiles, les constructeurs se projettent déjà dans cette nouvelle réalité. Protoypes et voitures du futur transforment notre vision du transport. Mais la sécurité routière demeure aujourd’hui encore une préoccupation. Réduire les accidents, le nombre de morts… La disparition du facteur humain est-elle suffisante pour pallier à tous les problèmes ? Comment les constructeurs s’attellent-ils à ce défi ? On fait le point sur les innovations et les idées.

La voiture autonome : le véhicule du futur 

Waymo dépose un nouveau brevet

Jusque-là, l’équation était simple. Construites en métal, une voiture autonome ou non, dans un choc contre un piéton, un cycliste ou une voiture, provoque un choc violent. causant d’importants dégâts matériels et ou humains. Google et sa filiale Waymo pourraient bien avoir changé les règles du jeu avec le dépôt d’un brevet cet été. L’idée est de pouvoir rendre la voiture molle ou rigide ce qui lui fait face. Un piéton ? La voiture sera molle.

Comment ça marche concrètement ? La carrosserie sera composée deux parties soutenues par des câbles permettant de créer ou de relâcher de la tension sur la surface du véhicule. L’objectif de cette technologie de pouvoir protéger les humains dans un choc potentiel est clairement très intéressante et surtout innovante. Mais il semble que la firme de Mountain View soit encore loin d’un usage à grande échelle. Il est davantage question ici d’un prototype. Surtout, il paraît plus inspiré que l’idée précédente de Waymo qui était de rendre les voitures “collantes” pour réduire l’impact des chocs. Il reflète aussi l’ambition de l’entreprise et surtout la volonté proposer un défi de réponse au principal défi posé par les voitures autonomes.

Laisser un choix moral à une intelligence artificielle ?

robots intelligents

La réflexion autour du choix moral de la voiture autonome a jusque-là nourri de nombreux débats. Qui du conducteur ou d’un passant la voiture doit-elle sauver ? Le choix doit-il être quantitatif ? Qualitatif ? Faut-il à tout prix protéger le conducteur de la voiture ? Un choix moral qu’il paraît compliqué de laisser entre les main d’une machine. Les constructeurs ont donc commencé à plancher sur des algorithmes pour “optimiser” le résultat.

L’idée est que la machine considère que l’accident va arriver et qu’il faut désormais “choisir” dans quelle situation il y aura le moins de dégâts humains et matériel. Mais c’est une question difficile et l’optimisation reste entre les mains de programmeurs humains. Parvenir à un consensus sur ce débat moral est compliqué. Dans les différentes études réalisées, les personnes se prononcent toujours pour sauver le plus grand nombre de personnes… Mais quand ils se trouvent eux-mêmes au volant, ils apprécieraient que le véhicule essaie de les sauver.

La promesse du 100% sécurité

Le postulat de base de la voiture autonome est bien entendu la réduction du nombre d’accidents. Supprimer le facteur humain de l’équation doit permettre une baisse sensible du nombre de blessés et morts sur les routes. Grâce au Lidar, le télémètre laser et à sa modélisation de l’espace en 3D, les aléas de la route doivent devenir un souvenir du passé. Couplé au “machine-learning qui pousse les constructeurs à faire réaliser des milliers de kilomètres à leurs véhicules, l’objectif est d’arriver au “100% sécurité”. Ou au moins de s’en rapprocher le plus possible.

Il est d’ailleurs intéressant de voir que dans les quelques accidents ayant impliqué des véhicules autonomes, l’être humain était trop souvent en cause. Et on ne parle pas seulement des personnes extérieures à l’habitacle mais de celles s’y trouvant encore. Ce fut le cas en mars dernier avec un véhicule Uber dans l’Arizona. Un véhicule a aini voulu passer à un “feu orange”. Un comportement bien humain finalement.

Faut-il en conclure que ce genre d’accidents n’arrivera plus dès lors qu’il n’y aura plus que des véhicules autonomes sur la route ? Difficile à croire. L’imprévisibilité reste une donné majeure sur la route et les IA continuent de se baser sur les réactions estimées des autres usagers. De nouvelles problématiques apparaîtront aussi sur la problématique de la responsabilité. A qui la “faute” dans un accident impliquant une voiture autonome ? Selon une enquête TNS Sofres réalisée en 2016, 55% des sondés français considèrent que le conducteur d’un véhicule autonome doit être déchargé de toute responsabilité en cas d’accident. Celle-ci serait alors partagée entre le constructeur (26%) et le système autonome lui-même (30%). Mais que décidera la loi ? La route à parcourir est encore longue avant d’arriver à une situation “0 accidents, 100% sécurité”.

Pour tout savoir sur les voitures connectées, découvrir les innovations et les nouvelles tendances, nos tests et les comparatifs, rendez-vous dans notre rubrique dédiée.

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