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CES 2016 : le drone de transport autonome, taxi du futur ?

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Nous avons plus l’habitude de voir des drones de la taille d’un véhicule télécommandé. Au CES 2016 de Las Vegas, l’entreprise chinoise à l’origine du EHang 184 veut déplacer les hommes par les airs avec un drone de transport autonome.

Hier, mercredi 6 janvier, un appareil d’un tout nouveau genre a été présenté au CES 2016. Il s’agit du premier drone connecté de transport autonome, et qui fonctionne à l’électricité. Le EHang 184, dont la première partie du nom correspond à l’entreprise qui l’a conçu, vole à basse altitude et sur de courtes distances.

ehang 184 ces

Cette première mondiale repose sur les mêmes technologies développées pour les engins de petites tailles. Ce drone de transport autonome dispose de huit hélices réparties sur quatre bras et d’une forme proche de ses homologues miniatures. Il peut atteindre les 500 mètres de hauteur et filer à une vitesse moyenne de 100 km/heure, soit un peu plus que le Parrot Disco. Avec son poids de 200 kg, il accueille un passager de maximum 100 kg. Ses bras rétractables lui permettent de se garer sur l’équivalent d’une place de voiture.

Une autonomie limitée

ces 2016 ehang 184

Le passager ne pilote pas le drone de transport. La société chinoise a créé un système de guidage. Il suffit pour celui qui emprunte le EHang 184 de rentrer sa destination sur la tablette placée devant le siège. Pour cela, il faut que les coordonnées soient disponibles dans le logiciel prévu à cet effet.

Sur le papier, le projet parait totalement révolutionnaire, comme le montre le site de la marque. Toutefois, il va falloir prendre son mal en patience. Ce drone de transport autonome en est encore à ses phases d’essai. La compagnie ne le fait pas tester aux personnes présentes sur le salon de Las Vegas. De plus, son autonomie est très limitée : compter au maximum 23 minutes de voyage. Autre contrainte imposante, les batteries se rechargent entre 2 à 4 heures de temps.

“Est-ce que c’est safe ?”

ces 2016 commande ehang 184

La question qui vient sur toutes les lèvres à la vue de ce drone de transport : est-ce que c’est sécurisé ? Le fabricant EHang assure que oui et rappelle à celui qui veut bien entendre que les accidents en avion de tourisme ou en hélicoptère sont plus souvent dû à une erreur humaine. En automatisant le processus, elle dit limiter les risques.

Selon les propos du directeur Marketing Derrick Xiong à Associated Press, le 184 pourrait se poser sans problème même si trois des quatre bras venaient à tomber en panne. Il évoque les quelque 100 essais avec un passager à bord s’étend déroulé sans encombre.

Si le passager voit un obstacle qui pourrait stopper la progression de ce drone de transport autonome, il peut appuyer sur tablette pour passer en vol stationnaire. L’exemple typique, un oiseau qui passe devant l’habitacle.

Surtout, il n’y aucune commande physique, comme sur un bolide tel le Rinspeed Etos, avec lequel il est tout à fait possible de reprendre le volant en cas d’urgence. L’utilisateur passe obligatoirement par la tablette et dispose de contrôles limités. EHang assure avoir pu régler ce genre de situation grâce à son centre d’assistance disponible 24 heures sur 24.

Problème législatif et avenir

CES 2016 eHang 184

 

L’invention des créateurs du Ghost Drone semble trop avant-gardiste pour les législations actuelles. Les pays commencent à éditer des règles strictes pour les engins volants de ce type. Peut-t-on atterrir partout ? Faudra-t-il avoir un permis pour monter dans ce drone de transport ? Quels modèles économiques peut-on mettre en place ? Autant de questions en suspens auxquelles le CES 2016 n’apportera pas de réponses.

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Est-ce juste un grand coup publicitaire ? Oui, sans doute, en grande partie. Mais la présentation reste impressionnante. D’ailleurs, la marque pense commercialiser le EHang 184 cette année entre 185 000 et 275 000 euros. Une fourchette haute qui ne permettra pas de se faire une idée d’un dispositif de taxi à grande échelle. Les chauffeurs licenciés et le personnel d’Uber ont encore du bon temps devant eux.

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Crédit images : Business Insider, Hexapolis, Objetconnecté.net

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