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Vie privée et objets connectés : alliance impossible ?

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L’ère du numérique et du tout connecté a apporté son lot de révolutions au sein du quotidien, son lot de problématiques aussi, notamment concernant les sacro-saintes données personnelles des utilisateurs.

Une nouvelle réglementation au sujet des données personnelles a été approuvée hier par les ministres de la Justice et de l’Union européenne. Un projet qui doit encore être approuvé par le parlement pour pouvoir entrer en vigueur. Cet accord prévoit l’installation d’un guichet unique afin de veiller sur les transferts transfrontaliers de données collectées dans plusieurs pays par des entreprises ou plateformes internet comme Google, Amazon, Facebook… Ces informations sont très faciles à obtenir de nos jours et offrent une multitude de renseignements comme notre position sur le globe, nos habitudes sportives avec les bracelets connectés ou les systèmes de protection d’une maison grâce aux très populaires caméras de surveillance qui peuvent stocker les vidéos sur le fameux cloud, qui fait a tendance à rendre les Français méfiants.

Mais comment veiller sur ces fragments de vie privée lorsque les applications et wearables ne laissent plus vraiment le choix sous peine de ne pas pouvoir les utiliser ? Les détenteurs d’une Apple Watch, ont vu les informations santé récoltées par leur montre prendre le large vers la plate-forme Health d’IBM. Pourtant le nombre d’utilisateurs d’objets connectés ne cesse de croître, fort heureusement, il existe des réglementations pour encadrer un minimum ce tsunami de nouvelles technologies. La Comission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL) propose fréquemment de nouvelles lois et règles visant à protéger la vie privée des utilisateurs, à condition que ceux-ci n’aient pas été prévenus de la diffusion de leurs données personnelles.

vie privée internet

La fuite de ces renseignements personnels est plus ou moins inévitable, malgré tout, quelques réflexes simples permettent de limiter leur diffusion, comme recourir à un pseudonyme pour partager des données, ou encore effacer celles-ci lorsqu’un service n’est plus utilisé. Ces quelques exemples ne sont qu’une partie que la CNIL a publiée sous forme de liste en novembre 2012. Ces conseils font écho à la nouvelle mode du Quantified Self, ce désir des individus de tout connaître sur eux que ce soit le nombre de kilomètres parcourus, le nombre d’heures de sommeils pendant la nuit ou toute autre activité quantifiable. Si ces outils permettent de tout connaître sur soi, il faut bien garder à l’esprit que ces informations précises courent aussi le risque d’atterrir ailleurs que sur l’écran ou dans la mémoire d’un objet connecté. Et si vous vous demandez encore à quoi peuvent bien servir ce type de renseignements, rappelez-vous que connaître vos goûts musicaux, ou vos hobbies permet de pouvoir facilement faire de vous la cible de publicités qui seront plus susceptibles d’attirer votre clic de souris. Des solutions pour gérer les données personnelles en laissant l’utilisateur les vendre s’ils le souhaitent sont en projet pour que les entreprises et individus y trouvent chacun leur compte.

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