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A quoi pourrait ressembler le train du futur ?

train du futur

Comment nous déplacerons nous dans le futur ? A quoi ressembleront les transports de demain ? Depuis toujours, l’être en humain se déplace et cherche toujours à aller de plus en plus vite. A la fin du 19e siècle et jusqu’au milieu du 20e, les auteurs se plaisaient à imaginer que nous nous déplacerions très vite en voiture volante. Ce n’est pas (encore) le cas. Les trains sont aussi au cœur de ces interrogations. Depuis la conquête du Far West jusqu’à l’Hyperloop d’Elon Musk en passant par l’Aérotrain et les Maglev, la technologie est en perpétuelle évolution. Imaginer à quoi ressemblera le train du futur dans 100 ans relève de la gageure. Mais les projets actuels permettent d’avoir une petite idée de ce qui nous attend demain.  

L’Aérotrain, le précurseur du train du futur

C’est en France, dans les années 60-70, que pour la première fois un projet de train du futur qui paraissait viable est apparu. L’Aérotrain, un concept né de l’imagination de l’ingénieur Jean Bertin voit le jour. A Limours tout d’abord, en région parisienne, puis près d’Orléans où un rail de 20 kilomètres est construit pour faire des essais.

aerotrain, train du futur

Le prototype circule sur coussin d’air et bat des records de vitesse, laissant loin derrière les modèles de l’époque de la SNCF. Mais, le projet disparaît finalement suite à des choix politiques. C’est toutefois sur son inspiration qu’apparaîtront des modèles similaires en Allemagne, au Brésil puis plus tard les “Maglev”, les trains basés sur la lévitation magnétique, que l’on trouve particulièrement en Asie.

Des Maglevs à l’Hyperloop

603 km/h. C’est le record établi en 2015 par un train à lévitation magnétique. Alors que des projets sont développés depuis plus de 30 ans, seulement quatre sont actifs aujourd’hui, tous en Asie. Un en Chine, un au Japon et deux en Corée du Sud. D’autres projets sont actuellement en réflexion notamment pour le territoire américain. En effet, alors que la conquête de l’Ouest s’est principalement faite grâce au train, il n’y a paradoxalement aujourd’hui plus beaucoup de grandes lignes en service aux USA. Mais le coût du développement des infrastructures d’un train à lévitation magnétique pourrait être un frein de taille.  Le prix d’un kilomètre de voie de Maglev est ainsi le triple du prix pour un TGV.

C’est sans doute la raison pour laquelle, la France continue de se concentrer sur les trains classiques. Ainsi, La SNCF a lancé avec Alstom un projet “train du futur” dont les premières rames seront lancées en 2021. Les innovations technologiques restent toutefois mesurées. Prévu comme étant intégralement connecté en 4G et Wifi, ses principales caractéristiques seront au final : des couloirs plus larges, dotés d’accès et d’espaces adaptés aux personnes à mobilité réduite, un wagon-bar remplacé par un chariot, et surtout plus de places. Mais l’innovation réelle semble prendre du temps à se dessiner en France. Alstom avance aussi en Allemagne avec un train à hydrogène destiné à remplacer les modèles régionaux fonctionnant au diesel. Le principal avantage de cette technologie est de limiter l’émission des gaz à effets de serre, l’hydrogène n’émettant que de la vapeur d’eau. Un élément important puisque en Allemagne, 20.000 kilomètres de voies ferrées ne sont pas électriques.

C’est de l’autre côté de l’Atlantique, que se développe le projet qui excite le plus les passions. Il s’agit bien sûr de l’Hyperloop, imaginé par Elon Musk, le fondateur de Tesla et de Space X. C’est le train du futur qui fait rêver par son design même qui semble tout droit sorti d’un film de science-fiction.

hyperloop, train du futur

Même si pour Elon Musk, il n’est pas destiné à remplacer le train, la rapidité de transport qu’il permettrait révolutionnerait la façon dont nous envisageons les déplacements. Jules Verne, parlait dès 1889 de « tubes pneumatiques jetés à travers les océans » à la vitesse de 1 500 km/h. Le projet d’Elon Musk n’en est pas très loin même s’il l’envisage surtout sur la terre ferme. Le concept de l’Hyperloop repose sur des capsules projetées à très haute vitesse dans un réseau de tubes. On parle tout de même de 1200 km/ h. De quoi faire Paris-Marseille en 40 minutes ! Plusieurs entreprises travaillent actuellement sur ce train du futur mais il faudra encore de nombreuses années avant qu’il ne soit prêt à fonctionner.

Et si le train du futur reposait avant tout sur des détails ? Le moment de monter et de descendre d’un train sont des moments cruciaux où les véhicules perdent beaucoup de temps puisqu’ils doivent s’arrêter puis se relancer ? C’est pour pallier à ce “défaut” que des ingénieurs anglais ont conçu un modèle n’ayant pas besoin de stopper pour que les passagers puissent descendre grâce à un système de navettes.

Un train du futur qui doit répondre à des besoins

Selon l’étude “Futur of Rail 2050“, les enjeux qui existent pour un train du futur sont multiples et ne se limitent pas à la vélocité.  Dans un monde où 75% de la population mondiale devrait vivre en ville, l’augmentation de la demande pour se déplacer en ville mais aussi d’une ville à l’autre seront très importants. La disparition de l’attente, des billetteries intelligentes, un train intelligent, pouvoir organiser son voyage facilement, avoir des magasins ou des activités disponibles dans toutes les gares sont autant d’éléments qui apparaissent comme indispensables dans la conception du train du futur.

On peut en avoir un aperçu avec le “Passenger Experience” proposé par Alstom il y a quelques mois. Le train du futur comme le conçoit Alstom serait alors interactif, ludique et presque entièrement personnalisable. Alstom souhaite ainsi proposer un service basé sur plusieurs critères :  un haut niveau de confort grâce à un espace qui sera personnalisable, la fluidité du voyage avec un nouveau système d’embarquement plus souple et plus rapide et bien sûr une connectivité très importante qui permettra de rester en permanence sur internet.  L’entreprise Cisco imaginait aussi récemment un train capable de guider les passagers de manière intuitive vers leur place, des tablettes digitales ou encore une connectivité boostée.

train du futur

Reste à savoir quelle place aura l’être humain dans ce monde. Selon les auteurs de l’étude, c’est l’emploi qui devrait en pâtir, notamment au niveau du personnel du rail. Difficile d’imaginer avoir encore besoin de conducteurs dans les trains du futur alors qu’ils ont déjà commencé à disparaître sur certains trains magnétiques en Asie ou dans plusieurs lignes de métro à travers le monde. Le même raisonnement peut s’appliquer aux contrôleurs qui deviendraient superflus dans un train intelligent. Une perspective qui ouvre sans aucun doute la porte à la création de nouveaux types d’emploi, de fonction. Les révolutions technologiques qu’apporteront les trains du futur apporteront aussi des changements au niveau humain.