Accueil / Loisir / SEAir : on a testé les bateaux volants au-dessus de la Seine

SEAir : on a testé les bateaux volants au-dessus de la Seine

Ce mercredi 14 mars, la société SEAir nous a permis de monter à bord d’un de leurs semi-rigides.  Une expérience loin d’être banale puisque ces Zodiacs ont une particularité : leur coque ne touche pas la surface de l’eau. Des bateaux volants que l’on pourrait bien apercevoir partout dans un futur proche. 

Aujourd’hui, le rêve de voir arriver des véhicules flottant dans les airs devient petit à petit un peu plus réel. Si on pense régulièrement aux voitures ou aux jets-packs, les bateaux volants sont moins souvent cités. Pourtant ils sont actuellement les plus proches d’accomplir cet exploit. Ainsi, le mercredi 14 mars a vu la société SEAir présenter le premier semi-rigide dont la coque ne touche pas la surface de l’eau. Explications.

Des bateaux volants qui fendent les flots et les airs

Il est bien beau de parler de bateaux volants, mais encore faut-il savoir comment ils peuvent maintenir leur coque au-dessus des flots. En réalité, la totalité du semi-rigide ne se trouve pas dans les airs, à commencer par son hélice qui a bien sûr besoin d’être sous l’eau. Mais le plus important, ce sont les foils. Il s’agit d’ailes fixées au bateau, lesquelles lui permettent de “décoller”. En un sens, on peut dire qu’un Zodiac équipé par SEAir imite le concept d’un avion.

Ainsi, la forme et la composition particulières des foils agissent sur la pression de l’air en dessous du bateau, lui permettant de prendre son envol jusqu’à 30 centimètres. Ce sont également sur eux que l’engin prend alors appui et qui le gardent en équilibre. S’il s’agit là d’une technologie déjà vue (et même très ancienne), SEAir est la première société à l’installer sur un semi-rigide. Très avancée dans le domaine, elle avait commencé dès 2017 à les équiper sur des voiliers.

Test SEAir
© Jean-Marie LIOT

Une fois sur le bateau, la différence est claire par rapport à un modèle classique. Le co-fondateur de l’entreprise, Richard Forest, déclarait ainsi qu’il voulait “donner les sensations d’une conduite sur l’autoroute”. On peut dire que le résultat s’en rapproche : les vagues se font bien moins sentir et les virages donnent les sensations d’une conduite en voiture tant ils deviennent fluides. Enfin, si 30 centimètres de hauteur peuvent sembler peu, ce n’est pas le cas lorsqu’on se trouve à bord : on a réellement l’impression de voler.

Les foils SEAir : des applications multiples accessibles au grand public et aux professionnels

© Yvan Zedda

S’élever au-dessus des flots est bien beau, mais quel en est l’intérêt ? En plus d’être esthétiques, les foils proposent plusieurs avantages par rapport aux modèles qui n’en possèdent pas. La coque n’étant plus en contact direct avec l’eau, le frottement est réduit. Cet élément apporte plusieurs conséquences très positives. Il abaisse la consommation en carburant de 30%, selon ce qui a été annoncé, et offre une vitesse supérieure. Il s’agit souvent d’aspects recherchés par les amateurs de voyage en mer, lesquels devraient être attirés par cette proposition.

Les particuliers ne seront cependant pas les seuls à profiter des produits de SEAir. Pour les dirigeants, il est évident que plusieurs corps de métiers pourraient bénéficier de leurs avantages. Ainsi, Richard Forest annonçait avoir déjà été contacté par des militaires et autres professionnels de la mer. Au vu du succès de l’entreprise  (qui a déjà amassé plus d’un million d’euros via des d’investisseurs privés), on peut espérer voir un certain nombre de foils SEAir dans le futur. Alors, on pourra ranger les bateaux volants dans la case du réel, et non plus de la science-fiction.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *