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Prise en main de Phantom, l’enceinte connectée de Devialet

L'enceinte Phantom de Devialet propose un son d'une grande qualité.

Alors que Devialet s’apprête à mettre sur le marché la version Gold de son enceinte connectée Phantom, nous avons testé son modèle classique. Dans la pure ligne de la marque française, l’accent est mis sur la qualité. Il s’agit clairement d’un produit destiné à des passionnés de musique qui sauront apprécier les détails d’un son d’excellente qualité.

Design de l’enceinte Phantom

Avec ses 750 watts et ses 99 décibels, Phantom se présente comme une enceinte haut de gamme. Sortie en décembre 2014, elle se démarque par son design épuré qu’on pourrait croire de loin inspiré d’Apple. Ronde et blanche, on adhère ou pas à son look qui ne laissera de toute façon pas indifférent. Mais le parallèle est vite fait avec un sèche-cheveu ou autre appareil électroménager. Il est difficile de deviner qu’il s’agit d’une enceinte en la voyant si l’on ne le sait pas à l’avance. Un membre de la rédaction a cru qu’il s’agissait d’un purificateur d’air. Autre réserve sur le design : le câble d’alimentation jaune très épais. Il est très résistant, mais ne colle pas avec le reste de l’image du produit, plutôt futuriste et racé.

Avec ses 25 centimètres de haut et ses 34 centimètres de profondeur, elle peut sembler relativement petite comparée à la puissance dont elle serait capable selon ses créateurs. Mais ne vous laissez pas avoir par sa taille, la bête pèse 12 kilos. Un poids qui est généralement synonyme d’une bonne qualité de fabrication comme on l’avait déjà remarqué avec l’Amazon Tap.

D’ailleurs, avec son design arrondi, elle a tendance à glisser et la déplacer peut vite devenir très difficile. Elle n’est pas faite pour être facilement manipulée contrairement à ce que son apparence pourrait laisser croire. Attention : le son est directionnel, il sort depuis l’avant de la Phantom, là où l’on peut voir le logo de la marque. Il faudra penser au positionnement de l’enceinte dans la pièce pour en profiter un maximum.

Vue de l'avant de l'enceinte Phantom.

Les cônes latéraux agissent comme des témoins de la puissance de l’enceinte. Ils vibrent au rythme de la musique et permettent de se rendre compte de la puissance qui est envoyée. De plus ils agissent comme un témoin lors de la mise en route de l’appareil : ils bougent afin de valider les différentes étapes de la connexion de l’enceinte. N’ayez donc pas peur de les casser, ils peuvent sembler fragiles, mais sont bien accrochés. Il n’y a aucun bouton superflu : seulement celui qui sert à allumer le WiFi. Il suffit de brancher l’enceinte, de se connecter à elle via Bluetooth ou l’application Spark de Devialet, et vous pourrez directement écouter les morceaux de votre choix.

Vue de côté de l'enceinte Phantom.

Son de l’enceinte Phantom

Une fois branchée, l’enceinte déploie ses cônes latéraux et envoie toute sa puissance. Première chose que l’on remarque : les basses sont excellentes. Le son est profond et riche et emplit aisément une pièce de taille moyenne. Petit bémol : il lui faut de la place pour se diffuser. Quand on est proche de l’enceinte, les basses ont tendance à prendre le pas sur les médiums et à les rendre distants. Le son est cependant très clair.

La puissance des basses et la clarté des percussions la rendent particulièrement adaptée aux morceaux électro et hip-hop. L’impression « physique » du son vantée par Devialet est bien présente et permet une excellente immersion. Cependant, l’enceinte perd beaucoup de son intérêt avec des morceaux plus calmes. On sent qu’elle est faite pour cracher, le son doit être puissant et pourvu de basses très présentes pour que la Phantom révèle tout son potentiel.

Vue d'ensemble de l'enceinte Phantom.

Attention en Bluetooth : l’enceinte crachote ponctuellement, le signal n’est pas aussi clair qu’il devrait être. Mais l’application a également ses défauts : sa mise en route est très fastidieuse et peut être décourageante. Une fois qu’elle est fonctionnelle, elle est néanmoins très facile d’utilisation et affiche un design sobre et efficace. Le plus gros problème est qu’elle ne permet ni d’écouter de la musique sur YouTube ni d’accéder à ses comptes de streaming tels que Spotify, il faut forcément passer par la musique stockée sur son téléphone portable. En somme beaucoup de temps perdu pour rien. La connexion en Bluetooth est toujours la bonne solution, sauf si vous possédez une bibliothèque de morceaux impressionnante sur votre téléphone.

L'application Spark permet de se connecter en WiFi à l'enceinte Phantom.

Du haut de gamme perfectible

Le principal défaut de la Phantom reste son prix très élevé : 1690 euros. Comme dit précédemment, ce produit est clairement destiné à des passionnés prêts à investir une somme non négligeable dans du matériel audio haut de gamme, les autres lui préféreront les nombreux modèles d’enceintes de qualité disponibles pour des prix bien moindres.

Bien que le son de la Phantom soit très travaillé, le prix rend certains défauts difficiles à ignorer : les médiums faiblards, l’application qui manque de fonctionnalités basiques et qui n’est pas évidente à mettre en marche, et la connexion Bluetooth qui peut parfois émettre quelques légers crachotements. À vous de voir si ses quelques défauts vous rebutent.

Vue de côté de l'enceinte Phantom.