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5 objets connectés au soutien des malvoyants

Une personne aveugle équipée du bracelet Sunu, une technologie qui agit de la meme manière qu'un sonar

Des lunettes équipées d’écran LED aux bracelets connectés en passant par les montres en braille, petit récapitulatif des technologies IOT destinées à améliorer le quotidien des personnes aveugles ou atteintes de cécité.

L’échec des Google Glass n’a pas éclipsé la recherche en terme de lunettes connectées

Si certains remettent en cause la réussite des “anciens” bijoux de la firme de Mountain View, les lunettes connectées ont un véritable avenir en matière médical. L’objectif est simple, changer la vie de 285 millions de personnes, le nombre estimé de malvoyants dans le monde.

Or Cam : dire tout haut ce que certains ne peuvent voir

Une société israélienne a mis au point OrCam, des lunettes connectées qui se destinent à aider les personnes aveugles et malvoyantes en décrivant oralement les objets et les personnes présentes dans l’environnement du porteur.

Panneau de signalisation, menu de restaurant, station de métro ou numéro de bus, le logiciel est capable, grâce à une petite caméra intégrée, d’analyser la plupart des écriteaux urbains. Pour cela, il suffit à la personne porteuse des lunettes de pointer du doigt la zone ciblée. Un système de conduction osseuse fera le reste.

Le dispositif Orcam est équipé d'une petite caméra située sur la branche droite des lunettes
Le dispositif Orcam est équipé d’une petite caméra située sur la branche droite des lunettes

L’information est ensuite décryptée par un logiciel puis transmise à un microphone qui dictera l’information à la personne aveugle ou malvoyante. Le tout évidemment pour augmenter leur autonomie.

Le fabricant précise que le dispositif peut également concerner les personnes atteintes de dyslexie, de daltonisme ou souffrant de pertes de mémoires.

Lors du CES 2016, plus grand salon mondial de l’innovation, la société israélienne a présenté sa caméra MyMe qui utilise la technologie de l’intelligence artificielle pour filmer à l’aide d’une petite caméra avant de retranscrire l’image en son par l’intermédiaire d’une oreillette.

La petite caméra de MyMe peut être clipsée sur un vêtement pour filmer l'environnement du porteur
La petite caméra de MyMe peut être clipsée sur un vêtement pour filmer l’environnement du porteur

e-sight : deux écrans pour illustrer la réalité

La technologie e-sight, mise au point par des chercheurs canadiens s’adresse cette fois aux malvoyants, mais ne peut malheureusement pas venir en aide aux personnes aveugles.

Dotées d’une petite caméra centrale, ces lunettes connectées filment l’environnement puis envoie les informations vers un boitier électronique qui traite l’image en tant réel avant de la projeter sur deux écrans LED situés en face de chaque œil. Une télécommande permettra à l’utilisateur de réaliser tout un tas de réglages : résolution, luminosité, contraste et grossissement de l’image.

Cette technologie s’appuie sur des microprocesseurs et des algorithmes très complexes capables de traiter l’information en temps réel. Le but est d’éviter un temps de latence trop important entre l’enregistrement de l’image, son analyse et sa transmission aux écrans situés en face des yeux de la personne.

Un temps de calcul trop long pourrait en effet provoquer un écart entre le réel et l’image affichée, provoquant un sentiment de « mal de mer chez l’utilisateur ». À noter également que le dispositif étant assez volumineux, il ne sera pas adapté à trop de mobilité.

La technologie e-sight a bénéficié d’une promotion incroyable grâce à une vidéo publiée sur Youtube qui a ému presque 5 millions de personnes dans le monde. On y voit Kathy Beitz, une Canadienne de 29 ans, pratiquement aveugle depuis l’âge de 11 ans suite à une malade génétique rare (la maladie de Stargardt).

Le jour de l’accouchement de cette dernière, et alors qu’elle est équipée du dispositif de la société israélienne, sa sœur a eu l’idée de filmer sa réaction. La jeune femme qui a pu voir son fils Aksel quelques minutes après sa naissance, précise que c’est la première fois de sa vie qu’elle voit un bébé.

Handisco : la canne connectée qui veut changer la vie des malvoyants

Après les lunettes, c’est un outil indispensable pour les personnes atteintes de cécité qui connaît une nouvelle jeunesse à l’ère de l’IOT. Selon le site internet The Economist, cet outil utilisé par les malvoyants pour se déplacer n’a pas connu d’évolution depuis 1920, « date à laquelle les cannes furent peintes en blanches pour permettre aux autres piétons de les remarquer ».

Cette innovation française est l’œuvre de cinq étudiants formés à l’Esstin, l’école d’ingénieur de Nancy. Lucie, qui fait partie de cette jeune équipe a un oncle atteint de cécité. Désireuse d’améliorer son quotidien l’idée a éclos. Tout naturellement.

La canne connectée Handisco a été imaginé et mise au point par une jeune équipe de chercheurs français
La canne connectée Handisco a été imaginé et mise au point par une jeune équipe de chercheurs français

L’intérêt est de permettre à cette canne blanche d’apparence plutôt classique de communiquer avec son environnement avant de transmettre l’information à son porteur. Équipée de capteurs à ultrasons et d’autres infrarouges, elle vibre et donne des indications à la personne équipée d’une oreillette Bluetooth.

Munie d’un GPS, elle est connectée aux services municipaux de la ville. Le tout, vous l’aurez compris, permettra aux personnes atteintes de cécité d’éviter les obstacles pour se déplacer plus facilement en milieu urbain.

Sunu ou l’idée d’équiper l’être humain d’un sonar

Une équipe de recherche mexicaine a mis au point Sunu, un bracelet connecté créé pour aider les personnes malvoyantes ou aveugles à se déplacer au quotidien.

Le principe repose sur une technologie identique à celle du sonar ou, pour les adeptes du grand bleu, du dauphin. Le bracelet envoie des ondes qui rebondissent sur les objets. Une fois le signal revenu sur le dispositif, ce dernier prévient son porteur d’un obstacle imminent.

DOT, une montre et un cadran en braille

À l’heure où le mot d’ordre est au tout tactile – du téléphone aux tablettes en passant par les montres connectées – c’est un euphémisme de préciser que les malvoyants ne sont pas pris en compte dans cet élan technologique.

Une société coréenne a inventé une montre connectée qui permet de lire l’heure, des pages internet ou ses messages par l’intermédiaire d’un affichage en braille. Relié en Bluetooth à un smartphone, le cadran du bracelet se compose d’un module à 6 cellules actives comportant chacun 6 points. Ce dispositif permettant d’afficher des caractères en braille à une vitesse de 1 à 100 Hz.

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