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Des objets connectés sans batterie. Une idée réalisable ?

Alors qu’une société américaine vient de concevoir des batteries souples plus respectueuses de l’environnement, des ingénieurs réfléchissent à de nouveaux moyens de les remplacer : Des objets connectés sans batterie. Une idée réalisable ?

Des solutions alternatives aux batteries…

Remplacer les batteries des objets connectés permettrait d’offrir de nouvelles possibilités de design puisque ceux-ci sont conçus en fonction de la taille de leurs batteries. Ce serait alors une nouvelle ère où ces objets pourraient être encore plus miniaturisés.

C’est durant  la Hot Chips Conference 2014 qui se déroulait à Cupertino (Californie) que Yogesh Ramadass, ingénieur en chef chez Texas Instrument, a présenté de nouvelles alternatives aux batteries.

Il présenta ainsi 3 alternatives : l’énergie solaire, la chaleur corporelle et les mouvements du corps.

Les différentes alternatives

Ces alternatives fonctionnent sur le principe de récupération de l’énergie ambiante. En effet, un éclairage intérieur peut générer une énergie équivalente à quelques dizaines de microwatts. Quant à la lumière du soleil on parle d’une production d’énergie équivalente à plusieurs milliwatts.

Une des alternatives qui intéresse aussi les chercheurs est celle de la chaleur émise par notre corps. Il est en effet possible de capter la chaleur produite par un corps et de transformer cette chaleur en  énergie qui pourra alimenter des objets. Cependant l’énergie produite est pour l’instant assez faible puisqu’elle n’est que d’environ 30 à 40 microwatts.

Des sources d’énergie pour l’instant insuffisantes…

L’énergie produite par ces différentes méthodes n’est pour le moment pas suffisante pour alimenter les montres connectées ou les capteurs d’activité car ces objets possèdent des écrans et des logiciels qui consomment à l’heure actuelle trop d’énergie.

En effet, comme expliqué un peu plus haut, l’énergie générée par un corps humain ou par la lumière (naturelle ou artificielle) ne peut dépasser les quelques microwatts. Sachant qu’il faut une source d’au moins plusieurs milliwatts pour alimenter certains objets connectés, c’est encore trop faible.

Cependant, cette faible production d’énergie pourrait convenir pour de petits appareils qui collectent et transmettent des données moins fréquemment que d’autres.

Les ingénieurs ne sont donc pas prêts de remplacer les batteries mais c’est un premier pas vers une nouvelle manière de réduire les consommations d’énergie.

Source : lemondeinformatique.fr