[Enquête] Les objets connectés sont-ils une menace pour l’emploi ?

Les objets connectés menacent-ils l'emploi ?

Depuis le premier grille-pain connecté de 1989, les objets connectés ont fait leur petit bout de chemin. À la maison ou au travail, ils prennent de plus en plus de place, si bien que les premières inquiétudes font leur apparition. Certaines tâches s’automatiseraient, relançant l’éternel dilemme entre progrès technique et emploi. 

Ils sont partout

Aujourd’hui 21% des entreprises sont déjà totalement équipées en objets connectés et 38% le sont partiellement. Seulement 15% des acteurs n’ont pas envisagé les possibilités offertes par l’IoT ( Internet of Things ) :
-soit parce que leur secteur ne le permet pas
-soit parce qu’ils n’ont pas évalué la révolution que cela allait engendrer.
Ce marché de l’Internet des Objets pourrait représenter un chiffre d’affaires de 7100 milliards de dollars en 2020, soit 17% de croissance annuelle ( selon les estimations du cabinet IDC ).

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Les objets connectés menacent-ils l'emploi ?

On estime que les plus avancés dans ce nouvel Eldorado sont les Espagnols où 30% des entreprises ont des initiatives dans l’IoT. L’Allemagne, elle, figure à la dernière place des petits européens occidentaux avec 23% d’organisations connectées. Aujourd’hui, les objets connectés sont spécialement vus comme facilitant le quotidien et apportant un service complet en plus d’une fonction. Ce service s’appuie sur le recueil de données et le croisement de ces dernières pour faciliter son usage et venir améliorer la qualité de vie des utilisateurs.

Autonomes, interactifs et intelligents, leur utilisation croissante pose des questions, notamment sur l’emploi. Car oui, si ces objets remplissent des services, il s’agit aussi de services fournis par de l’humain.

Des secteurs d’emploi impactés

Selon le magazine des start-up françaises Maddyness, le secteur de la santé devrait être celui qui sera le plus impacté par l’IoT d’ici 10 ans. L’étude de Xerfi-Precepta dévoilait que le secteur de l’e-santé rapportait déjà environ 2,4 milliards d’euros en 2012 et devrait progresser de 4 à 7% d’ici 2017. De fait, profitant d’un environnement dynamique et innovant, le numérique transforme l’économie de la santé au même titre que les autres secteurs d’activités. Une économie transformée, tout comme les habitudes des patients. Et même si les médecins ont encore de beaux jours devant eux, c’est toute l’industrie d’accessoires médicaux qui pourrait être bouleversée.

Le secteur du sport connecté est lui aussi un des moteurs de l’expansion des objets connectés. En effet, il devrait atteindre 18 milliards de dollars en 2018 (d’après le cabinet d’études Juniper Research). Les objets connectés s’imposent de plus en plus, imposant leur légitimité avec notamment la présence de sportifs professionnels comme Rafael Nadal et la raquette connectée. Dans toute l’Europe, ce sont 70 millions d’amateurs et 630 000 clubs sportifs qui sont susceptibles de faire appel aux nouveaux outils numériques pour améliorer leur pratique sportive rapporte une interview de FrenchWeb réalisée le 1er juillet 2015. Des accessoires aux vêtements les conseils sportifs ne nous viennent plus forcément de coachs en chair et en os. Qui plus est, les outils dits “classiques” pourraient se révéler bientôt dépassés par la technologie. Des secteurs qui emploient.

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Estimé à 180 millions (+ 20 %) en 2017  le cabinet d’études Xerfi prédit que le secteur de la maison connectée va s’intensifier dans les années à venir. La “smart-home”  est une thématique récurrente depuis plusieurs années chez la plupart des grandes entreprises, qui n’hésitent pas à mettre en scène leur vision de la maison de demain (par exemple la présentation du projet Life Space UX par Sony). Où est le danger pour l’emploi ? Avec des outils tels que la tondeuse, la caméra et même l’aspirateur connecté, c’est tout un pan de métiers traditionnels qui se raréfie.

Enfin la technologie portable (ou « wearable technology ») représenterait 8 milliards d’euros d’ici à 2018 soit 130 millions d’objets connectés portés  (selon le magazine NLTO). Ce secteur regroupe les objets connectés comme les lunettes, les vêtements ou encore les chaussures, les 3 segments clés étant les montres, les bracelets de sport et les trackers d’activité. Réalisant respectivement 190 000, 250 000, et 200 000 ventes en 2014 (d’après le cabinet d’études Gfk). La montre connectée reste cependant le secteur  le plus prometteur. Considérée comme le petit plus idéal du smartphone . Elle peut reprendre les atouts de ce dernier puisqu’elle peut embarquer la plupart des fonctionnalités des montres de sport ou trackers d’activé. Alors forcément, à terme, c’est toute la chaine de l’horlogerie qui se voit menacée. D’ailleurs, en Suisse déjà, des voix s’élèvent contre l’Apple Watch qui aurait fait chuter le chiffre d’affaires des horlogers de luxe.

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 3 millions d’emplois supprimés

« Le remplacement de l’homme par la machine est peu à peu devenu une réalité ». C’est ce qu’affirme le cabinet Roland Berger Strategy Consultants. 

Selon une étude de Roland Berger d’ici à 2025 le numérique pourrait supprimer jusqu’à 3 millions d’emplois en raison de 20% de métiers devenus automatisés et plus seulement en terme de production de biens matériels, mais également en terme de services. Notre quotidien se verra profondément transformé par l’automatisation. La peur de se voir remplacer par un objet numérique intelligent reste légitime.

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Cette numérisation va toucher “les classes moyennes, y compris les classes moyennes supérieures“, explique Hakim El Karoui, associé au cabinet Roland Berger, dont les propos sont rapportés par le JDD. Il s’agirait des professions intellectuelles comme les comptables, les journalistes, les juristes, dont certaines tâches pourront être accomplies par diverses machines. Si la mécanisation était un risque pour les emplois du secteur primaire, aujourd’hui, ce sont les tâches intellectuelles qui se voient menacées par cette numérisation.

Les métiers les plus impactés

«Nous ne sommes plus en sécurité. On est déjà en train de se faire remplacer. Rien qu’avec Amazon et sa nouvelle façon de faire les courses, c’est presque une évidence que nous n’aurons plus le monopole sur ce genre de métier. L’ère de la nouvelle technologie est partout pour le meilleur….ou pour le pire ! » s’inquiète Fabienne Bertaud, caissière dans un supermarché.

Et nous ne pouvons que le reconnaitre, avec l’arrivée d’Amazon Dash et de ses courses disponibles en commande sur le NET et livrées à domicile dans l’heure sans passer par un quelconque supermarché, mais uniquement par une application spécialement crée. Une fonction tracking, par de frais de livraison en plus , le secteur de la vente est lui aussi mis à mal.

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Le secteur de la santé, lui aussi, s’inquiète de cette croissance gigantesque. D’après la première vague du “Baromètre Santé 360“, réalisé par Odoxa pour Orange et la mutuelle MNH, 81% des médecins estiment que “la santé connectée est une opportunité pour la qualité de soins” et 91% jugent qu’elle est “une opportunité pour améliorer la prévention” des maladies chez les patients. De plus en plus de médecins utilisent les objets connectés dans leur travail au quotidien : ils reconnaissent l’utilité des données récoltées. Néanmoins, l’utilisation d’objets connectés soulève de nombreuses interrogations : ces objets ne risquent-ils pas de faire basculer l’utilisateur dans une obsession de la mesure ? N’existe-t-il pas un risque que le patient analyse lui-même ses données ? Les médecins craignent que les patients ne s’en remettent qu’à des consultations à distance et boudent leur cabinet. 

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Le secteur des transports pourrait lui aussi subir un lourd impact. Lorsque nous voyons se développer de plus en plus de voitures entièrement automatisées ne requérant plus l’assistance humaine, il est logique de se dire que ce genre de service est voué à se faire remplacer. Quid des taxis, des VTC où même des chauffeurs de poids lourds ? Le véhicule connecté est un enjeu très important pour l’industrie : sécurité, économies d’énergie, baisse des émissions, optimisation des consommations, amélioration du confort pour le voyageur ( selon Richard Keromen, ingénieur marketing pour National Instruments).

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Se pose aussi le problème de la confidentialité : « Oui les objets connectés font à présent complètement parti de notre vie. Le remplacement est bien là lui aussi, je n’ai même plus besoin de coach sportif tout est sur ma montre ! Bien sûr, une nuée de nouveaux emplois liés aux nouvelles technologie se mettent aussi en place. Mais il faudra un temps d’adaptation pour qu’ils fassent vraiment mouche et que les gens deviennent vraiment qualifiés pour pouvoir s’y prêter » s’exprimait ainsi Joël Aussel, économiste.

Une destruction créatrice

Pour autant, tout n’est pas noir ou blanc. Ce processus d’innovation et les inquiétudes qu’il entraine ne sont pas nouveaux. Comme l’expliquait l’économiste Joseph Schumpeter la destruction créatrice est le processus qui conduit simultanément à la disparition de secteurs d’activités économiques pendant que de nouveaux font leur apparition. Quand une société crée un nouveau produit ou améliore des technologies, elle est susceptible de détruire sa concurrence. Par l’innovation, elle peut prendre l’ascendant et si ses concurrents n’arrivent pas à suivre, ils peuvent disparaître, le consommateur se désintéressant de leurs produits. Les nouveaux produits tuent les anciens produits par exemple le DVD qui prend le pas sur la cassette vidéo.

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Une vie améliorée

Cette nouvelle société numérique engendrerait pourtant de nouveaux emplois. Un véritable nouvel essor économique se développe à partir de ce marché. Réduction des dépenses énergétiques, précision étonnement renforcée dans certains secteurs tels que la santé (réductions des analyses, des déplacements médicaux, etc.. ) s’offrent à nous !  Dans ce même domaine, l’exploitation des données numériques médicales propres à chaque individu permettra de créer une véritable valeur économique pour les entreprises. L’interprétation de ces données leur permettra notamment d’adapter leur stratégie vis-à-vis de leurs clients ce qui générera ainsi un meilleur profit.

De nouveaux horizons

Aujourd’hui de nouvelles possibilités nous ouvrent les bras, en terme d’étude et d’emploi de nouvelles structures se sont mises en place. Des projets comme, la recherche & le développement, l’intégration de système, la gestion de projet, développeur web et multimédia se sont développés. Alors que le numérique crée de nouveaux métiers, mais transforme aussi les anciens, l’Apec a publié son «Référentiel des métiers du marketing digital» pour y voir plus clair. L’émergence de ces nouvelles façons de commercer en ligne, des smartphones, des réseaux sociaux ( Facebook Twitter, etc…) ou encore l’arrivée du commerce connecté ont modifié l’expérience d’achat et de vie des consommateurs. Pour faire face à des besoins de plus en plus spécifiques, les métiers du web et la formation aux métiers du web doivent suivre cette évolution constante.

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« Je n’avais jamais vraiment su quoi faire et c’est vrai que je me suis très vite dirigé vers les métiers des nouvelles technologies. Nos perspectives d’emploi sont plus étendues, plus vastes, c’est un secteur véritablement porteur. Nous avons 20h de Conception& Management qui nous apprennent les méthodes de travail d’ingénieur, design, viabilité managériale des propositions, approche entrepreneuriale/intrapreneuriale. Et 20h de Technologies qui nous enseigne les évolutions des IHM et les préconisations implémentation de nouvelles modalités d’interactions de l’Internet des objets» se confiait Julie Vanour, étudiante au D.U. DESSiiN (DESign de Services Interactifs INnovants Objets communicants & Interfaces tangibles) de Nantes. 

Avec le web est né tout un univers, de nouveaux usages, qui ont généré de nouveaux business. Directement et indirectement internet nourrit toute une partie de l’économie. Une panoplie de nouveaux métiers s’offrent à nous, du Chief Digital Officer au Web Product Manager en passant Data Scientist nous avons l’embarras du choix. Dès qu’on touche à Internet, l’informatique est là. Il faut programmer, construire des pages en HTML, bâtir l’architecture d’un réseau, gérer une base de données, suivre l’évolution technologique. Cependant, l’accessibilité à ces métiers varie selon les expériences professionnelles. Si les postes de chef de produit Web/mobile, de community manager ou d’analyst revenue manager sont ouverts aux jeunes diplômés disposant de moins d’un an d’expérience, certaines fonctions restent davantage ouvertes à ceux justifiant d’une à cinq années d’expérience.

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« Pour ma part ça ne peut être que bénéfique puisque je travaille dans ce milieu-là. Nous sommes de plus en plus nombreux sur Terre, ces objets connectés se développent donc eux aussi de plus en plus et en plus grande quantité. La technologie s’améliore sans cesse, les objets suivent le mouvement ! Par exemple dans la société pour laquelle je travaille nous étions 3 au commencent et nous voilà à 25, c’est dire la pleine croissance que cela engendre » déclarait A.G chargée de relations presse du site Wistiki.

L’IoT réserve encore de nombreuses surprises et le monde de l’emploi n’est qu’au début de sa transformation. Et comme dirait le chimiste, philosophe et économiste français, Antoine Lavoisier  : “rien ne se perd, tout se transforme“. C’est peut-être cela, la grande leçon des objets connectés.

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