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Le DroneGun MkIII est un pistolet anti-drones

dronegun mkIII

Aujourd’hui, les drones fleurissent comme des bourgeons au printemps. Malheureusement, certains propriétaires se soucient peu des règles d’utilisation et provoquent des problèmes. Pour y remédier, des Australiens ont pensé à une solution au look radical, le DroneGun MkIII.

En décembre dernier, le vol de drones rebelles près de l’aéroport de Gatwick dans la banlieue londonienne avait fortement perturbé le trafic aérien. Pendant 36 heures, aucun avion n’avait pu atterrir ni décoller. L’essor de ces appareils est devenu une préoccupation réelle pour les gouvernements et leurs forces de l’ordre. Comment faire pour éviter que ce genre d’incident ne se reproduise à l’avenir ?

DroneShield, une société australienne, propose aujourd’hui sa solution sans la forme d’un pistolet anti-drones. Le DroneGun MkIII permet de brouiller le signal d’un drone, d’en prendre le contrôle et de le faire atterrir en toute sécurité. Il mesure 63 cm de long, pour 40 de hauteur et 20 de large et peut donc se manipuler d’une seule main. Sa batterie intégrée le fait tenir une heure en état de marche, et huit heures en veille.

Le DroneGun MkIII n’est pas à la portée de tous

DroneShield n’en est pas à son premier coup d’essai puisqu’en 2016 la société se faisait remarquer avec la première version de son pistolet anti-drone. Il s’apparentait alors plus à une sorte de canon à plasma tout droit sorti d’un film de science-fiction. Puis, sortait l’année dernière une nouvelle itération un peu plus compacte, mais pesant encore tout de même un peu plus de 7 kilos. Le MkIII, avec ses 2 kilos sur la balance, devrait être plus maniable. Une concession a en revanche dû être faite sur la portée de l’engin puisqu’elle n’est que de 500 mètres, contre 2 km.

Pas de prix pour ce petit bijou, même si Oleg Vornik, patron de DroneShield, parle d’un tarif qui se compte en dizaines de milliers. Et de toute façon, le grand public ne pourrait pas en faire l’acquisition. Aux États-Unis en tout cas, la réglementation en cours interdit la possession de ce genre d’appareil (mais apparemment pas celle d’un lance-flamme !). Pour le moment, seules des organisations gouvernementales et militaires ont pu se le procurer. Donc si vous en avez marre de tous ces petits engins volants qui agressent votre champ de vision et votre oreille, et envahissent votre vie privée, il va vous falloir trouver une autre solution. Ce n’est pas encore là le ball-trap du futur.

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