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[Test] Drone Practice, un concept innovant pour s’initier au pilotage de drone

initiation au pilotage de drone avec Drone-Provence
Drone Practice, initiation au pilotage de drone avec Drone-Provence

Ce mercredi 8 novembre, Florian Chevallay et moi même sommes allés tester le pilotage de drone à Aix-en-Provence avec Drone Practice, un concept initié par l’entreprise Drone-Provence. Retour en images sur cette matinée riche en informations.

Drone-Provence, l’entreprise à l’origine du Drone Practice

10h15, nous arrivons au Complexe Sportif du Val-de-l’Arc où Yann GUILLY et Jean-Luc DESBORDES nous attendent. Ces deux quinquagénaires ont lancé leur petite entreprise cette année, après une multitude de démarches auprès d’organismes spécialisés. Une entreprise dont vous connaissez à présent le nom des deux seules personnes qui y travaillent.

Yann GUILLY et Jean-Luc DESBORDES

En tout, il leur aura fallu 6 à 8 mois pour passer le “code” appelé DNC et décrocher le brevet de pilotage, s’équiper de drones (batteries, télécommandes, caméra, nacelle, parachute…) et obtenir toutes les autorisations. Des mois interminables d’attente, mais qui en valaient la peine. Pour en savoir plus sur les formalités du pilotage de drone, découvrez un article complet sur notre site objetconnecte.com.

Leur idée initiale, réaliser des photos et vidéos pour les professionnels comme les agences immobilières, les sociétés de BTP ou même les cabinets d’architectes. Forts de leur expérience de commerciaux, ils n’ont pas eu de mal à démarcher les entreprises en faisant du porte-à-porte et surtout à les convaincre de se lancer dans l’aventure de l’imagerie par drone. De nouveaux drones voient constamment le jour, comme ONAGOfly, le nano drone qui permet également de faire des vidéos. Bien que cela pourrait intéresser les professionnels et les journalistes, pour Yann et Jean-Luc, il s’agit d’un marché différent et plus complémentaire que concurrent.

Après un certain temps, une seconde idée émane de ce duo aixois, faire découvrir les drones au grand public à travers une formation à la fois théorique et pratique. Yann endosse alors une nouvelle casquette, celle de formateur à travers un concept innovant, le “Drone Practice”. Ce concept de Drone Practice a d’ailleurs été déposé et attesté par la DGAC ou La Direction Générale de l’Aviation Civile, mais il s’agit également du seul concept de cette envergure déposé à l’Inpi. Une chance pour nous qu’il se situe dans le sud où la température avoisine les 15°C.

un drone attaché pour assurer la sécurité de tous
Concept du Drone Practice

Après avoir discuté avec ces deux adeptes d’aéronefs, nous avons découvert que pour être autorisé à faire piloter un drone par une tierce personne, il est indispensable de l’attacher. Avec Drone Practice, impossible alors pour l’engin d’échapper au regard de Yann et de Jean Luc et d’aller faire un tour au marché de Noël. Et ce ne sont pas les seules restrictions, loin de là !

Drone Practice, un concept qui demande une grande précision

Le complexe sportif étant situé près d’un hôpital et d’une hélisurface, les autorisations de vol sont encore plus restrictives que la normale qui est de 20m. Mais pour nous, simples débutants, ce sera 8 mètres. Et pour être apte à piloter un drone, il est important de délimiter un périmètre de sécurité. Pour cela, il suffit d’ajouter 5 mètres à la hauteur de vol convenue. Dans notre cas, le périmètre était donc de 13 mètres. Heureusement le mistral n’a pas fait rage, car au-delà de 35km/h, le pilotage devient délicat et les images presque inexploitables.

drone DJI F550
drone DJI F550

Il est alors temps d’en apprendre plus sur notre drone. Il s’agit d’un DJI, entreprise chinoise et leader mondial dans ce domaine. Équipé de 6 hélices, il dispose d’une batterie avec une autonomie de 10mn. Pour un poids avoisinant les 1,6kg, le F550 est de taille moyenne et d’une valeur de 700 euros. Autant dire que nous avons demandé plusieurs fois si ce type de drone encaisse bien les coups avant de prendre la télécommande en main. Enfin, deux des pieds sont de couleurs rouges afin de différencier l’avant de l’arrière de l’engin. Pourquoi ? Pour définir un repère lors du vol. Pratique quand on n’a pas le sens de l’orientation.

Télécommande

Détenteur du brevet de pilote de drone, Yann commence à nous expliquer comment utiliser cette impressionnante télécommande. Tout comme pour une manette de jeux vidéos, à droite il est possible de diriger le drone et à gauche de le faire monter et descendre. Attention cependant, celles-ci sont bien plus sensibles qu’on ne le pense. Il n’est pas question ici de faire vriller un avion de chasse ou de donner des coups à notre adversaire, mais bien de commander un objet volant en toute sécurité.

Le drone dispose de trois modes de pilotage : manuel, ATTI qui permet de le stabiliser et GPS. Ce dernier lui permet de se repérer si jamais le pilote perd son contrôle grâce à une connexion en direct avec différents satellites. Il est donc possible de le faire rester en altitude sans avoir à le commander.

On comprend alors d’où vient le nom drone, de l’anglais faux-bourdon, puisque le bruit qu’il fait en pleine action est bien similaire à celui d’un essaim d’abeilles ! C’est l’heure de prendre la télécommande en main.

Piloter un drone, c’est tout un art

Pilotage du drone
Florian Chevallay en plein test de pilotage

Grâce à nos antécédents de geek et de players, la prise en main s’est avérée plus simple que prévu. Nous avons même réussi à impressionner Yann et Jean-Luc par notre grande dextérité. Les sensations sont quand même bizarres, car même si l’envie est grande de faire faire des folies à notre nouvel ami, c’est avec prudence et délicatesse que nous le faisons balader.

Quelques minutes plus tard, Yann propose un challenge, survoler le ballon posé sur un des plots et le faire tomber grâce au vent brassé par les hélices. Une nouvelle occasion de montrer nos talents de pilote. Pourtant ce n’est pas si facile de se positionner au-dessus de la balle tout en gardant la position. Challenge réussi pour Florian et moi.

Vous vous demandez surement si l’un d’entre nous a réussi à faire tomber le drone. Et bien oui, mais pour ma défense, c’était à cause du câble.

Une séance similaire d’une heure au Drone Practice coûte 55 euros par personne, mais il est important d’être conscient que ce temps ne suffit pas à devenir un expert en la matière, bien au contraire. Dans un avenir proche, le duo espère être en mesure de délivrer de petits diplômes de pilotage de drone. Information à laquelle JL s’empresse d’ajouter: « le problème avec cette idée c’est que ça risque de pousser certain à croire qu’avec un diplôme dans les mains ils sont télépilotes ».
Nous avons naturellement demandé à combien peut se chiffrer une telle formation et, pour ma part, ce n’est pas demain que je vais me lancer dans l’aventure.

Une formation de télépilote coûte entre 3000 et 5000 euros et comprend une formation théorique  de 80 heures et une formation pratique de 40 heures, soit 120 heures. C’est obligatoire si dans une activité comme celle de Drone-Provence. Vous seriez donc encore très loin d’avoir les mêmes aptitudes et capacités que Yann après une seule heure de pratique.

Les drones aussi se mettent aux Selfies

Drone Provence

Une fois la pratique terminée, nous avons eu droit à une démonstration de leur autre drone, identique en tout point au précédent, si ce n’est que celui-ci possède une caméra intégrée grâce à une nacelle qui pivote sur 360°, un parachute et est dépourvu de câble.

Pour la petite anecdote, Yann et Jean-Luc nous ont confié que pour tester le parachute, par manque d’informations, ils ont perdu l’un de leur précieux bolide.

Ce drone leur permet de réaliser des prises de vue à couper le souffle et pèse, une fois le matériel installé, 2,5kg. Inutile de préciser qu’en cas de crash, il vaut mieux ne pas se situer à proximité de l’appareil.

Yann aux commandes du drone, Jean-Luc de la caméra, cette pratique demande une concentration complète, une confiance mutuelle et une parfaite communication pour que le rendu soit optimal. Nous avons même pu réaliser un selfie avec le drone qui est passé à quelques mètres au-dessus de nos têtes. La preuve en vidéo.

L’aventure s’est donc arrêtée là pour nous. Deux heures passées auprès de ces deux quinquagénaires nous ont permis d’en apprendre beaucoup plus sur un concept encore méconnu de la plupart des gens, mais qui démontre bien que le drone a un bel avenir devant lui. Il ne manque plus qu’à revoir la loi dans ce secteur qui reste encore, à l’heure actuelle, très restrictive.

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