Contrôler un cerveau à distance grâce à un implant minuscule

implant cerveau

Une équipe de chercheurs américains a mis au point un implant minuscule sans fil, qui une fois implanté dans le cerveau est capable de distribuer des médicaments et avoir une incidence sur le comportement. Le but ? Traiter certains dysfonctionnements comme l’épilepsie.  

La création de cet implant s’inscrit dans le cadre d’un nouveau domaine de recherche en neurosciences : L’optogénétique. Cette méthode rend des neurones sensibles à la lumière et stimule un type cellulaire, ou une zone particulière du cerveau, sans agir sur les autres, afin de pouvoir cartographier les réseaux neuronaux. Pas plus grand qu’un cheveu humain, le dispositif mis au point se contrôle grâce à une télécommande et a été expérimenté sur des souris.

Les résultats de cette étude ont été publiés le 16 juillet dernier sur le site internet du journal Cell. “À présent, nous pouvons littéralement diffuser un traitement médical en pressant un bouton“, explique Jordan G. McCall, étudiant diplômé du Bruchas Laboratory. Grâce à des techniques de nanofabrication, les implants créés sont en mesure de pénétrer profondément dans le cerveau en minimisant les dommages.

Traiter des dysfonctionnements neurologiques

implant optogénétique

Au cours de l’expérimentation, un médicament a été injecté d’un côté du cerveau d’une souris. Cette action a permis de stimuler les neurones responsables du mouvement, et de faire tourner l’animal en cercle. Le but de ces implants cérébraux est de peut-être trouver un moyen de traiter des maladies comme l’épilepsie, Parkingson, la dépression et d’autres dysfonctionnements neurologiques, en se concentrant sur certaines zones précises du cerveau.

À l’heure actuelle, seulement quatre médicaments pourraient être délivrés par l’implant. À terme, les chercheurs espèrent incorporer un design s’apparentant à une cartouche d’encre, comme celles des imprimantes, afin que les médicaments puissent continuer à être livrés à des cellules spécifiques dans le cerveau ou ailleurs dans le corps. Tout ceci aussi longtemps que nécessaire, sans avoir à changer l’ensemble du dispositif.

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