Ça y est, les robots peuvent eux aussi transpirer.

robot qui transpire

Une équipe de chercheurs de l’université de Cornell dans l’état de New York a mis au point un système qui permet à des robots de transpirer.

Cela ne concerne évidemment que les robots fabriqués dans des matières souples comme le caoutchouc. Cela reste malgré tout une découverte importante qui pourrait améliorer la productivité de certaines machines.

En effet, la fonction principale de la transpiration est de maintenir le corps à des températures acceptables. Ainsi, cela pourrait permettre à des robots de fonctionner pendant de longues sessions sans avoir besoin de s’encombrer d’un dispositif de refroidissement lourd et gênant. Or, c’est là un des problèmes récurrents dans la gestion des moteurs complexes qui ont tendance à rapidement surchauffer. Cela entraîne l’arrêt complet des machines lorsque cela se produit.

Les robots transpirent quand la température dépasse les 30°C

C’est d’autant plus vrai pour les robots fabriqués dans des matières souples comme le caoutchouc. Au lieu de diffuser la chaleur comme le métal, il agit comme un isolant et la conserve. En outre, intégrer un système de refroidissement externe à ces dispositifs est compliqué. Cela contraint à fabriquer des robots plus volumineux et plus lourds. Les chercheurs se sont donc tournés vers le monde des êtres vivants et leurs processus biologiques.

L’équipe a mis au point et imprimé en 3D des actionneurs robotiques en forme de doigt. Ils sont constitués de réservoirs qui contiennent de l’eau et qui sont reliés à la surface par des conduits sensibles à la chaleur. Lorsque celle-ci dépasse un certain seuil (30°C), les réservoirs se contractent, puis les pores au bout des conduits s’ouvrent. Cela expulse ainsi l’eau à l’extérieur : le robot transpire. Lorsque la température descend sous les 30°C, les pores se referment. L’avantage de ce système est qu’il permet de refroidir à des températures inférieures à celle de l’air ambiant. Ce que n’est pas capable de faire un ventilateur, par exemple.

D’abord un robot qui transpire, ensuite un robot qui boit ?

L’autre avantage vient du fait qu’il n’y a pas eu besoin d’intégrer des capteurs ou des pièces supplémentaires. C’est la matière même des actionneurs qui possède cette composante intelligente et lui permet de réagir toute seule. L’on peut alors se demander si l’eau ne peut pas poser un problème et rendre les surfaces glissantes. Les chercheurs expliquent que la texture de cette matière compense cet effet. Il existe néanmoins encore quelques limitations, comme celle de devoir remplir les réservoirs d’eau lorsqu’ils sont vides. Le chef de l’équipe suggère alors qu’il ne serait pas étonnant de voir des robots boire un jour.

Toujours est-il que cette découverte devrait trouver des applications dans plusieurs domaines. Surtout, s’inspirer du monde biologique semble être une bonne solution pour faire progresser la robotique.

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