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Les bracelets connectés trompent leur propriétaire

bracelets connectés mentent

Vous pensiez que l’appareil fixé à votre poignet était comme l’ange donnant de bons conseils ? Détrompez-vous. En réalité votre bracelet connecté vous ment. 

La santé et le sport sont devenus des sujets de préoccupations majeures. Aujourd’hui, bon nombre de personnes portent à leur poignet un bracelet connecté ou possèdent un appareil pour mesurer tout ce qu’il est possible de mesurer dans le corps humain. Du nombre de pas, au rythme cardiaque en passant par les phases du sommeil et chaque fois que le bras vient frapper l’eau quand on nage le crawl. Chaque petit mouvement est enregistré et analysé.

En fonction de toutes les informations recueillies, les utilisateurs adaptent leur style de vie, font plus d’exercices et se nourrissent mieux, ou du moins différemment. Cela veut dire que le pouvoir de ces objets connectés est immense et influence la vie de nombreuses personnes. Personnes qui accordent donc une confiance aveugle à leurs appareils et suivent à la lettre toutes les instructions qu’ils donnent. Il est alors légitime de savoir si ces instructions sont justifiées, voire tout simplement justes. 

Les bracelets connectés à côté de la plaque

Un journaliste d’Androidcentral a ainsi réalisé une expérience pour tester la « véracité des propos » de ces bracelets connectés. Les résultats sont clairs. Il s’avère que ces objets nous trompent. Est-ce là un stratagème des robots pour contrôler les humains et le monde ? Probablement pas. C’est juste que nous sommes imprévisibles, que nos actions et nos réactions ne peuvent pas toujours se réduire à des données chiffrées. 

Comment le journaliste en est-il venu à cette conclusion ? Tous les matins, Russel Holly court 5 km tout seul, puis il marche 5 km avec son fils. Il utilise le bracelet Fitbit Ionic et son fils une Fitbit Ace 2. Parfois, cela lui arrive d’avoir oublié de recharger sa montre fitness. Il se sert alors de l’application Google Fit sur son téléphone. Il sait que le parcours fait cinq kilomètres. Or, Google Fit lui dit qu’il n’a marché qu’un peu plus de 3 km. Ce qui fait une grande différence. L’application n’est pas la seule à se tromper puisque la Fitbit Ace 2 de son fils indique elle aussi un peu plus de 3 km parcourus. D’où vient un tel écart ? 

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GPS vs podomètre

L’utilisation du GPS est très certainement la principale cause. Il sera toujours plus précis qu’un appareil qui mesure les distances par rapport au nombre de pas. Tout d’abord parce que les démarches des gens sont toutes différentes et que renseigner sa taille et son poids n’est pas suffisant. Ensuite parce qu’un compteur de pas peut mal interpréter les informations qu’il reçoit. Un appareil sans GPS a ainsi de fortes chances d’avoir tout faux. 

Le journaliste continue en démontrant à quel point un podomètre peut avoir tort. Cela lui est déjà arrivé, alors qu’il était en voiture, que son application de fitness lui dise qu’il a atteint son objectif pour la journée. Étrange, alors qu’il est assis derrière un volant. Seulement, il en faut peu à l’accéléromètre pour prendre en compte de fausses mesures, simplement parce que l’appareil associé est agité dans tous les sens ou soumis à des chocs. 

Les bracelets connectés ne sont pas une solution miracle

Ce n’est qu’un exemple, mais la conclusion de tout ça n’est pas de dissuader les gens à acheter ce genre d’appareils. Dans l’ensemble, ils ont quand même un impact positif sur le mode de vie, encouragent à faire de l’exercice et à se mettre au vert. Non, il s’agit de rappeler qu’il ne faut pas se fier uniquement à tout ce que les bracelets connectés racontent. Qu’ils ne sont pas l’équivalent des engins de mesure précise utilisés dans les services médicaux. Cela reste des objets intéressants et utiles pour les sportifs et ceux qui veulent s’y mettre progressivement. Ils peuvent jouer une part importante dans le maintien d’une bonne santé. Mais ce n’est pas non plus la panacée

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