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SeaBubble : les voitures volantes vont bientôt débarquer à Paris

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Après avoir conçu l’hydroptère, un catamaran qui parait voler juste au-dessus de l’eau, le navigateur Alain Thébault s’est lancé dans le développement d’un nouveau projet similaire, mais cette fois pour naviguer dans les villes. Cet engin, qui parait tout droit sorti d’un film de science-fiction, baptisé SeaBubble, pourrait voir le jour à Paris dès le mois de mars. On pourrait alors traverser la ville sur la Seine à près de 20 km/h.

Après Airbus et ses taxis volants, les bateaux volants ? A Paris, les bateaux-mouches devront bientôt se partager la Seine avec de drôles de petits engins volant au-dessus des flots, les SeaBubble. Imaginées par le navigateur Alain Thébault, ces bulles permettraient de traverser Paris en moins d’un quart d’heure. Les premiers prototypes sont en train d’être fabriqués et Anne Hidalgo, la maire de Paris, veut que sa ville soit la première à accueillir ces sortes de voitures volantes.

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SeaBubble, la voiture du futur à Paris dès 2017 ?

Le nom Alain Thébault ne vous dit peut-être rien. Ce navigateur de 54 ans est à l’origine, avec son collègue Eric Tabarly, de l’hydroptère. Un catamaran capable de voler à une petite altitude juste au-dessus de l’eau et d’atteindre des vitesses vertigineuses sur les océans. Sur ce même principe, M. Thébault s’est attelé à créer des petits véhicules écologiques qui devraient faire partie de nos vies d’ici moins d’un an. En effet, les SeaBubble, c’est leur nom, auront bientôt leur place sur la Seine à Paris pour servir de taxi et, pourquoi pas, remplacer à terme les bateaux-mouches.

Ces petits véhicules dérivés de l’hydroptère sont écologiques puisqu’ils sont propulsés par deux moteurs électriques. Ils pourront se recharger à des bornes placées aux embarcadères, produisant de l’électricité à l’aide de panneaux solaires et d’hydroliennes, des hélices placées sous la surface de l’eau, produisant de l’énergie en utilisant les courants.

Les SeaBubble flirtent avec la surface de l’eau. Grâce aux 2 ailes placées en dessous, l’engin s’élève légèrement, ce qui permet de limiter le frottement de 40%. Il nécessite ainsi moins de puissance pour se déplacer qu’un bateau classique. Au final les SeaBubble consomment moins d’énergie. Quatre personnes plus un chauffeur peuvent prendre place dans ces drôles de bulles mais à terme, ces véhicules écologiques et économiques seraient autonomes. Un thème d’actualité, la technologie des véhicules sans chauffeur étant en cours de développement.

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Un SeaBubble autonome dans le futur

« Dans un premier temps, il y aura des chauffeurs, mais rapidement, notre véhicule peut devenir autonome » expliquait Alain Thébault. Avec ses SeaBubble, M. Thébault indique vouloir « rendre aux urbains l’accès aux fleuves, lacs et rivières ». Le projet est soutenu financièrement par le patron de Parrot Henry Seydoux et la mairie de Paris est très intéressée. La capitale pourrait être la première ville au monde à se doter de ces SeaBubble.

Les premiers prototypes sont actuellement en construction. Dès le mois de mars prochain, les premiers tests débuteront sur la Seine. S’ils sont concluants, la production à plus grande échelle serait lancée. Les SeaBubble ont un coût de production de 12.000 euros et pourraient être vendus 30.000 euros.

Source : SeaBubbles